Méditation du 7 avril 2021

Christ est ressuscité !

Jour de victoire et jour de joie !
Celui qui avait été mis à mort, Dieu l’a ressuscité.
Par son triomphe sur le Mal et la mort,
nous sommes sauvés !

Bonjour et bienvenue à vous qui nous rejoignez pour un moment de pause et de méditation.

Commençons ce moment avec ce chant de Hillsong, qui peut nous aider à nous poser en Dieu: Je n’ai rien à craindre.

Paroles:

Dieu est ma paix
Il tient toutes choses dans sa main
Toujours présent
Il fait fuir tous mes géants
Je n’ai rien à craindre car tu es là
Tu chasses toutes mes peurs
Je n’ai rien à craindre car tu me tiens
Mon cœur est dans la paix
Je n’ai rien à craindre
Dieu est fidèle
Tout ce qu’il dit s’accomplit
Dans son repos
Ma foi s’aligne à sa grâce
Je n’ai rien à craindre car tu es là
Tu chasses toutes mes peurs
Je n’ai rien à craindre car tu me tiens
Mon cœur est dans la paix
Je n’ai rien à craindre
Je n’ai rien à craindre
Oui le bonheur et la grâce m’accompagneront
Toute ma vie, toute ma vie
Oui le bonheur et la grâce m’accompagneront
Toute ma vie, toute ma vie
Oui le bonheur et la grâce m’accompagneront
Toute ma vie, toute ma vie
Oui le bonheur et la grâce…

Lecture biblique:  1 Corinthiens 15:12-27

12 Or, si l’on prêche que Christ est ressuscité des morts, comment quelques-uns d’entre vous disent-ils qu’il n’y a point de résurrection des morts ?
13
Mais, s’il n’y a point de résurrection des morts, Christ aussi n’est point ressuscité.
14 Et si Christ n’est point ressuscité, notre prédication est donc vaine, vaine aussi est votre foi.
15
Et même nous sommes trouvés de faux témoins à l’égard de Dieu; car nous avons rendu ce témoignage contre Dieu, qu’il a ressuscité Christ, lequel il n’a point ressuscité, si les morts ne ressuscitent point.
16
Car si les morts ne ressuscitent point, Christ n’est point non plus ressuscité;
17
et si Christ n’est point ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés;
18
ceux donc aussi qui se sont endormis en Christ sont perdus.
19
Si c’est dans cette vie seulement que nous avons espéré en Christ, nous sommes les plus misérables de tous les hommes.
20 Mais maintenant Christ est ressuscité des morts, comme prémices de ceux qui se sont endormis.
21 Car, puisque la mort est venue par un homme, la résurrection des morts est aussi venue par un homme.
22
Car, comme en Adam tous meurent, de même aussi en Christ tous revivront.
23
Mais chacun en son propre rang : d’abord Christ, qui est les prémices; ensuite ceux qui sont à Christ, à son avènement;
24
ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à Dieu le Père, et qu’il aura détruit toute domination, toute autorité et toute puissance.
25
Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait mis tous ses ennemis sous ses pieds.
26
Le dernier ennemi sera détruit, la mort.
27
Car il a assujetti toutes choses sous ses pieds.

Méditation:

Qu’avez-vous vécu durant votre marche vers Pâques ? Avez-vous pu trouver ou dégager un peu de temps pour vous rendre disponible, pour rejoindre une communauté, un groupe de priants, pour redécouvrir le sens de Pâques pour vous aujourd’hui ?

Quelles ont été vos découvertes en communauté, en famille ou individuellement ? Voici un lien qui tente de répondre à ces quelques questions que nous pouvons nous poser individuellement. Quatre pasteurs témoignent de leur espérance malgré la pandémie. C’est assez rafraichissant je trouve:

En ce qui me concerne, Pâques 2021, m’a interrogée sur où je me situais par rapport à la résurrection du Fils de Dieu et quel retentissement cela avait sur ma vie aujourd’hui.

Je crois que Jésus est ressuscité et qu’Il est vraiment ressuscité et qu’Il est apparu à de nombreux témoins. Cette affirmation peut être en somme très extérieure à moi-même: oui Jésus est ressuscité et au fond, Il me promet la vie éternelle, ce que je comprends comme une vie en communion avec Lui. Je sais que tout ne s’arrête pas avec ma mort corporelle. Croire cela me suffisait largement. A cette étape de ma vie, je ne ressens pas le besoin de plus, de comprendre plus, d’en savoir plus. Et pourtant, l’Esprit souffle où Il veut pour nous amener toujours un peu plus loin, un peu plus proche de ce qu’Il veut révéler ou donner:
“Mais maintenant Christ est ressuscité des morts, comme prémices de ceux qui se sont endormis.”
Comprendre cette affirmation de l’intérieur, c’est réaliser que Jésus est le premier de la cordée à ressusciter et que d’autres suivront. Par sa résurrection, Il m’entraîne avec Lui. “On ne peut comprendre l’Écriture sans une expérience profonde de la puissance de Dieu, c’est-à-dire dans l’écoute et l’obéissance au Saint-Esprit, puissance de Dieu (Actes 1/8), qui nous conduit dans la vérité.” (Jean 16/13).

Prière :

Seigneur, nous doutons parfois de ta puissance,

et nous vivons comme si le mal et la mort avaient le dernier mot.

Nous nous installons à demeure dans ce monde, comme s’il n’y avait pas d’avenir au-delà de la mort, comme si le Christ n’était pas ressuscité.

Pardonne, Seigneur, ces accès d’incrédulité et de désespoir

et ne nous laisse pas à nos considérations terre-à-terre,

Parle-nous de ta victoire et, pour l’amour du Christ, aie pitié de nous.

Confession de foi:
Je crois en Dieu. Père est son nom.
Rien ne l’arrête, Même pas l’impossible,
Du néant, Il fait jaillir la lumière,
De l’obscurité, ma vie,
Il a créé toute lumière,
Tirée de la poussière du monde,
Ma vie n’a de sens qu’en Lui.

Je crois en Jésus-Christ
Frère et Seigneur de ma vie,
Lumière miraculeuse,
Jaillie dans la nuit des hommes.
Sa condamnation me libère,
Et sa résurrection Fait éclater l’espérance dans ma vie.
La mort n’a pas eu le dernier mot,
Et la terre béante a crié victoire au matin de Pâques
Il m’attend maintenant auprès de Dieu,
Son Père est le mien
Je crois au Saint-Esprit
Ami et compagnon, Présence du Père et du Fils
Au cœur de mes journées,
Oasis au milieu du désert.
Puissance de vie.
Je crois Seigneur.
Jeanne Marie Quinche Mousson VIE & LITURGIE N°32, septembre 1997

Pour se quitter, recevez de la part de Dieu, sa bénédiction:

Que demeure en vous la grâce de Dieu qu’il vous offre
Qu’elle vous garde de l’oubli et du doute

Par la résurrection de son Fils, Il vous a déjà fait renaître:

Qu’il vous rappelle toujours à cette joie,
que rien, pas même la mort, ne pourra vous la ravir.

Ils sont finis les jours de la passion, suivez maintenant les pas du Ressuscité,
suivez le désormais jusqu’à son Royaume
où vous posséderez enfin la joie parfaite. Amen

Chant: En Toi, je sais qui je suis, Hillsong

Paroles: 

Qui suis-je pour que le roi des cieux
M’ouvre ses bras ?
Perdu mais trouvé par sa grâce
Son amour pour moi (X2)
Il m’a libéré
Ma dette est payée
Je suis enfant de Dieu
Je suis à lui
Il m’a racheté à la croix
Grâce insondable
J’étais esclave du péché
Mais il m’a sauvé
Jésus m’a sauvé
Il m’a libéré
Ma dette est payée
Je suis enfant de Dieu
Je suis à lui
Et dans sa maison
J’ai trouvé ma place
Je suis enfant de Dieu
Je suis à lui
Je suis choisi et affranchi
En toi, je sais qui je suis
Tu es pour moi, pas contre moi
En toi, je sais qui je suis
Je suis choisi et affranchi
En toi, je sais qui je suis
Tu es pour moi, pas contre moi
En toi, je sais qui je suis
En toi, je sais qui je suis
Il m’a libéré
Ma dette est payée
Je suis enfant de Dieu
Je suis à lui
Et dans sa maison
J’ai trouvé ma place
Je suis enfant de Dieu
Je suis à lui
Et dans sa maison
J’ai trouvé ma place
Je suis enfant de Dieu
Je suis à lui
Je suis choisi et affranchi
En toi, je sais qui je suis
Tu es pour moi, pas contre moi
En toi, je sais qui je suis
Je suis choisi et affranchi
En toi, je sais qui je suis
Tu es pour moi, pas contre moi
En toi, je sais qui je suis
Je suis choisi et affranchi
En toi, je sais qui je suis
Tu es pour moi, pas contre moi
En toi, je sais qui je suis
Je suis choisi et affranchi
En toi, je sais qui je suis
Tu es pour moi, pas contre moi
En toi, je sais qui je suis
Oh, en toi, je sais qui je suis
Oui, en toi, je sais qui je suis
Il m’a libéré
Ma dette est payée
Je suis enfant de Dieu
Je suis à lui
Et dans sa maison
J’ai trouvé ma place
Je suis enfant de Dieu
Je suis à lui

Je vous souhaite une toute belle suite de journée.

Vy Tirman

Méditation du 31 mars 2021

« C’est mon dernier mot ! ». Sept paroles pour dire adieu.

 1. Accueil

Bienvenue à toi qui nous rejoins pour un moment méditatif, loin du bruit et de l’agitation. Il est arrivé le temps de prendre congé de la paroisse et de poursuivre mon chemin sous d’autres cieux. Ce sera donc ma dernière intervention sur cette page.

Consacrons ce début de journée à notre Père plein d’amour.


Photo Christine Phébade Yana Bekima

 2. Prière pour ce matin

« Brille en moi, Seigneur, que je rayonne de toi comme le jour,
Illuminé, je chanterai ta gloire en étant émerveillé ;
Que le matin me réveille pour la louange de ta divinité,
Afin que je m’applique à la contemplation de ta parole tout le long du jour » (1)

 Chant
« Notre Père » de Jubilate Pop louange

Nous sommes à la veille de la Pâque…
Avec le Christ, nous allons monter dans la chambre haute, prendre le dernier repas, prier au jardin. Nous serons témoins de son arrestation, de son procès, du chant du coq et enfin de son calvaire.
Au pied de la croix, les entendrons-nous les dernières paroles de Jésus ?
Des paroles de souffrance et de solitude, des paroles de pardon et d’apaisement, des paroles de consolation, des paroles de salut et d’espérance.
Sur le chemin qui le conduit à la mort, Jésus nous emmène vers la rédemption et la guérison.
Moi aussi, je suis à la veille d’un départ, reconnaissante d’avoir eu un temps pour dire au revoir lors du culte des Rameaux. Merci à toute la communauté pour ce temps de prise de congé, d’échange de paroles de bénédiction, de souvenirs, de vœux. Je peux poursuivre ma route le cœur en paix.

3. Lecture biblique

1ère parole : Luc 23, 24
Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.
2ème parole :  Luc 23, 43
Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis.
3ème parole : Jean 19, 26-27
Jésus vit sa mère et, près d’elle, le disciple qu’il aimait. Il dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère ».
4ème parole : Matthieu 27, 46
Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?
5ème parole : Jean 19, 28
J’ai soif.
6ème parole : Jean 19, 30
Tout est accompli.

7ème parole : Luc 23, 46
Père, je remets mon esprit entre tes mains

 Chant
Chant monastique orthodoxe pour le Carême et Pâques

4. Méditation :

Pour cette méditation, je me suis inspirée du dernier livre de la psychologue Marie de Hennezel, « L’Adieu interdit ».
Souvenez-vous, il y a une année, nous étions au début d’une pandémie que personne n’avait anticipé.
Du jour au lendemain, tout ce qui rythmait notre vie s’est arrêté. Notre système de santé a été vite saturé et les mesures sanitaires drastiques ont eu un effet désastreux sur la santé physique mais aussi mentale des personnes fragiles, des aînés, des malades et des soignants.
Dans l’histoire de l’humanité, il est rare que des décisions politiques et sanitaires empêchent un être humain d’accompagner un proche mourant dans les derniers instants de sa vie ; rare aussi que l’on interdise de constater la mort, de voir le visage du défunt, de lui rendre hommage et d’assister à ses funérailles (2)
Selon le psychiatre Boris Cyrulnick, dans une interview sur France inter, la privation du rituel du deuil provoquera des angoisses et de la culpabilité pour les années à venir car « on n’a pas le droit d’être heureux quand on a laissé un parent mourir tout seul ».
Quel gâchis ! La peur du virus a pris le dessus sur l’humain et a privé des millions de personnes en fin de vie de visites, de paroles de réconfort, de gestes de tendresse, d’accompagnement.
Marie de Hennezel s’étonne de la docilité dont nous avons fait preuve au début du confinement, acceptant les interdictions de dernière visite au mourant, de funérailles en familles.
La précipitation à enterrer les corps a privé les proches d’un processus important du deuil. Cela aura eu le mérite de nous rappeler combien le rite funéraire est « un des fondamentaux de notre humanité ».
La psychiatrie actuelle démontre que le temps des adieux est un temps privilégié pour boucler la relation avec celle ou celui qui va partir.
Le psychanalyste Michel de M’Uzan, dans l’Art de la mort, a constaté que le mourant fait preuve d’un grand besoin de relation au moment du départ, ce qu’il nomme « Le travail du trépas ».
« Il s’agit d’aller au bout de sa relation avec autrui, de déposer quelque chose de soi chez celui qui l’accompagne ». Par un geste, un regard, une bénédiction, un pardon parfois, les dernières paroles sont irremplaçables.
Parce que le mourant n’est pas abandonné, il peut s’abandonner avec confiance au mystère de la mort.

Alors que nous sommes à la veille du Vendredi Saint, les sept paroles de Jésus mourant prennent un sens particulier dans le contexte pandémique.

Arrêtons-nous sur la troisième parole, en Jean 19,27 : « Femme, voici ton fils. Puis il dit au disciple, voici ta mère ».


Au pied de la croix, il y a Marie, présence aimante d’une mère qui assiste au calvaire de son fils et recueille ses derniers mots.
Jésus se sait aimé et accompagné par celle qui lui a donné la vie et qui est là jusqu’au bout de sa vie. Il n’oublie pas cette maman qu’il aime, lui aussi. Il la confie à celui que l’Evangile appelle le disciple bien-aimé.
Par ce dernier échange verbal, Jésus permet à Marie de faire son deuil, de poursuivre le cours de sa vie en sécurité.

De ce moment de douloureuse séparation, va éclore une nouvelle famille, préfiguration de l’Eglise naissante, dans laquelle chacun-e a sa place sans distinction aucune.
Jésus,
Aujourd’hui, Tu me permets de faire partie de ta famille.
A la croix, par amour, tu t’es donné pour que je puisse entrer dans la famille de Dieu, et être appelé-e son enfant.
Chaque jour, Tu veilles sur moi, Tu prends soin de moi comme tu as pris soin de Marie, ta mère.

Bénédiction

Le prophète Jérémie nous dit : « Je changerai leur deuil en allégresse, et je les consolerai ; Je leur donnerai de la joie après leurs chagrins ». (Jér. 31, 13)

Toi qui as connu le chagrin de la séparation, sois béni-e et fortifié-e.
Toi qui as été privé-e des dernières paroles d’une personne aimée, sois réconforté-e par les paroles du Christ.
Toi qui te sens seul-e, Dieu t’appelle « Mon enfant » et te donne une famille.
Que tes larmes se changent en joie.
Que la lumière du matin de Pâques inonde ta maison.
Amen.

 
Morceau final
Les 7 paroles du Christ en croix, oratorio de Joseph Haydn,
« Femme,voici ton fils »

 Christine Phébade Yana Bekima

Notes
1. La prière maronite, Antoine Fleyel, « composition poétique attribuée à Saint Ephrem dans la liturgie maronite (Liban) », p.16.
2. L’adieu interdit, Marie de Hennezel, « La peur a eu raison de l’humain », p.16

Bibliographie
La prière maronite, Antoine Fleyel, Ed. Salvator, Paris, 2020
L’adieu interdit, Marie de Hennnezel, Ed. Plon, Paris, 2020
Les sept paroles du Christ, Timothy Radcliff, Ed Points vivre, 2016