Cultes des 19 et 20 juin 2021

Samedi 19 juin

Temple Saint-Jean à 18h

Pasteure: Élisabeth Müller Renner

Culte des réfugiés

Dimanche 20 juin


Temple Farel à 9h45

Prédicatrice: Vy Tirman

Culte intergénérationnel

 

 

Impérativement respecter les dispositif mis en place dans le cadre du
COVID 19. Le port du masque est obligatoire durant toutes les cérémonies.
Se désinfecter les mains et s’inscrire à l’entrée.

Vous pouvez aussi écouter le Culte radiodiffusé sur Espace2. « informations »

Méditation mercredi 16 juin 2021

« Le royaume de Dieu est justice, paix et joie dans l’Esprit Saint. Viens Seigneur, et ouvre en nous les portes de ton royaume »
Soyez tous et toutes les bienvenus pour la méditation de ce jour d’été.

Pour nous mettre devant Dieu, créateur de tout qui vit, je vous invite à chanter ou à écouter le cantique « les cieux et la terre célèbrent en choeur.. », dans notre psautier : ALLELUIA 41/17

Je vous invite aujourd’hui à réfléchir sur la beauté et la confiance. Commençons par le texte biblique :

Dans l’évangile de Matthieu au chapitre 6 nous lisons aux versets 28 à 30 :
« Pourquoi vous inquiétez-vous au sujet des vêtements ? Observez comment poussent les fleurs des champs : elles ne travaillent pas et ne tissent pas des vêtements. Pourtant, je vous le dis, même Salomon, avec toute sa richesse, n’a pas eu de vêtements aussi beaux que l’une de ces fleurs »

TABLEAUX DU PEINTRE EMIL NOLDE

Laissez-moi poursuivre avec une histoire : Un vieil homme juif se trouve sur un balcon, un soir pendant un orage et regarde Jérusalem. Il était parti vivre en Israël après la guerre. Et pendant que les éclairs et le tonnerre déchirent le ciel, l’homme se souvient que dans l’enfer du camp, sa seule consolation était ce sur quoi les nazis n’avaient aucun pouvoir :le tonnerre, les éclairs, les étoiles, les nuages, le crépuscule, la pluie, le bleu du ciel, le vert des arbres plus loin, le jaune des rayons de soleil. Le fait que la nuit tombe et que le jour se lève. « C’est dans ce monde que je me suis transporté en pensées, chaque heure où j’étais éveillé », dit il.

MUSIQUE : Taizé : Qui regarde vers Dieu resplendira, sur son visage plus d’amertume

C’était alors le printemps en Galilée et les journées pluvieuses et plus chaudes avaient transformé lentement ce qui était desséché en étendues mouvantes et ondoyantes de fleurs de toutes espèces. Des anémones, des bleuets, des marguerites, des coquelicots, des lis blancs, des tulipes sauvages, de la camomille et au milieu-Jésus.

« Regardez les oiseaux du ciel, observez les lis des champs. »
Ces messagers ailés et libre du ciel, ces témoins de la vie qui nous enseigne.
Regardez donc derrière vos sécurités, vos armures à quel points ils évoluent sans protection dans le vent et s’élèvent dans les airs- calmes et sereins.
Regardez : la vie n’est pas une récompense pour une prestation fournie, elle n’est pas due à nos luttes et à nos peines. La vie est un don, une bénédiction, une promesse. Regardez donc les lis dans les champs : il leur suffit d’être ce qu’ils sont et devraient être : les lis dans les champs ne se soucient pas d’être des roses ou des chênes.
Regardez encore : la vie signifie beaucoup plus qu’utilité et profit.
Et non, les déclarations à propos des lis des champs et des oiseaux n’ont rien à voir avec une vision romantique. Jésus n’appelle pas à la vie des fleurs et des oiseaux mais à prendre conscience de ce qui a été créé et des êtres créés. L’inquiétude à propos de nos lendemains nous empêche parfois de voir la beauté du monde et sa souffrance criante.
C’est pourquoi : regardez, regardez bien et comprenez.

Ecoutons maintenant la chanson de Josh Groban, You raise me up.

Le vieux juif qui se tient de nuit sur sa terrasse qui surplombe Jérusalem a trouvé une consolation dans ce qui échappait à la monstruosité et à l’injustice. Même si nous avons l’impression que rien ne s’améliore, la Terre conserve son souffle. Et la beauté, la chose apparemment la plus inutile dont le ciel s’est paré continue à rayonner de mille éclats. Et la bonté qui cherche à préserver notre maison commune pour tous et tout ce qui respire ne s’épuisera jamais.
Regardez les oiseaux du ciel et les lis des champs.    Amen

Élisabeth Müller Renner, pasteure