Méditation mercredi 22 septembre 2021

Bonjour et bienvenue à vous pour un moment méditatif,

Leonardo Cremonini (Italian, 1925-2010), Les Écrans et les ombres, 1978-80

Pour commencer, cette prière de Dom Helder Camara:

Partir, c’est avant tout sortir de soi.
Prendre le monde comme centre,
au lieu de son propre moi.
Briser la croûte d’égoïsme
qui enferme chacun comme dans une prison.

Partir, ce n’est pas braquer une loupe
sur mon petit monde.
Partir, c’est cesser de tourner autour de soi-même
comme si on était le centre du monde et de la vie.

Partir, ce n’est pas dévorer des kilomètres
et atteindre des vitesses supersoniques,
c’est avant tout regarder,
s’ouvrir aux autres, aller à leur rencontre.

C’est trouver quelqu’un qui marche avec moi,
sur la même route,
non pas pour me suivre comme mon ombre,
mais pour voir d’autres choses que moi, et me les faire voir.
Lecture biblique: Jean 10:7-10

Jésus leur dit encore: Amen, amen, je vous le dis, c’est moi qui suis la porte des moutons. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits; mais les moutons ne les ont pas écoutés. C’est moi qui suis la porte; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et sortira et trouvera des pâturages. Le voleur ne vient que pour voler, abattre et détruire; moi, je suis venu pour qu’ils aient la vie et l’aient en abondance.

Méditation:

Partir, ce n’est pas forcément aller très loin comme le témoigne cette prière, c’est déjà se décentrer et s’ouvrir. C’est oser la rencontre et se risquer à l’inconnu.

Nous avons tous en mémoire des rencontres qui nous ont marqué, celles qui nous ont ouvert des horizons, et d’autres que nous préférerions oublier; “une rencontre, c’est quelque chose de décisif, une porte, une fracture, un instant qui marque le temps et crée un avant et un après”*

En écoutant l’interview de telle ou telle personnalité, j’ai souvent été émerveillée par les rencontres marquantes, qui ont eu une influence positive sur leurs vies. Plus proche de nous, n’est-ce pas beau d’entendre de la bouche d’un jeune dire : “A 15 ans, j’ai eu la chance de rencontrer quelqu’un qui m’a ouvert les portes de la vie.” Vous avez sûrement aussi de votre côté, vécu de telles rencontres, aussi déterminantes. Sans doute, ce jeune fera encore et encore de belles rencontres. Mais peut-être serons-nous un jour amener à être celui ou celle qui l’aura initié à ce qui ouvre les portes de la vie: conquérir l’intériorité. La capacité d’accueillir les informations, toutes sources confondues (médias, relations,…), de les assimiler, d’en faire une nourriture de l’esprit et du cœur. Bien sûr, cela exige notre paix, notre discernement et notre profondeur. Il ne s’agit pas de bourrer ce jeune d’idées mais de l’aider à se construire intérieurement. “Rejette ou accepte selon ton art de choisir et ta volonté de transformer ce que tu reçois en acquis très personnel. De toute façon, tu seras unique, mais quel unique veux-tu devenir ?”

Jésus dit de lui-même qu’Il est la porte, à travers laquelle nous avons accès au secours, à la sécurité intérieure, à une vie en abondance. Il nous donne accès à tout cela, sa porte nous est ouverte. Nous pouvons y entrer et en ressortir librement, sans risque d’enfermement, pas comme dans certains groupes religieux ou relations toxiques. Jésus nous veut libres et accomplis dans cette vie d’abondance. Il nous invite à faire ce travail de tri comme pour ce jeune, à rejeter ce qui ne porte pas vers la vie et à accepter ce qui nous ouvre à la vie. Serions-nous en mesure d’accueillir les paroles exigeantes de Jésus qui ne nous caressera pas forcément toujours dans le sens du poil ? Resterons-nous au seuil de sa porte ou las, de le voir, serions-nous tentés de fermer notre propre porte ?

Quels que soient nos choix, Jésus nous rappelle aujourd’hui qu’il est cette porte ouverte pour tout un chacun, qu’il n’y a pas de rendez-vous à prendre pour venir dans sa maison et goûter à sa présence. Il nous suffit de nous rendre disponible et ouvert. Il est là, prêt à accueillir, celui qui affirme qu’il est la porte d’où vient le repos, le secours et la restauration. Sa porte ouvre un horizon insoupçonné à celui et à celle qui ose la traverser.  Amen

Avant de se quitter, ce chant d’Impact: Jésus je te suivrai !

Belles rencontres à chacun et chacune !

Vy Tirman

Sources:
365 matins, André Sève, Centurion, 1992
Le Nouveau Testament: Commentaire intégral verset par verset,volume 1, Antoine Nouis, Salvator/Olivétan, 2018 
* Citation de Eric-Emmanuel Schmitt

 Méditation mercredi 8 septembre 2021

« Fiez-vous en Dieu, ne craignez pas »

Je vous salue bien chères lectrices et lecteurs de cette médiation.
Je vous invite à y entrer en écoutant « l’automne » de Vivaldi

Le Dieu de la tendresse nous accueille
Il nous accueille tels que nous sommes, avec nos idées, nos expériences de vie heureuses ou malheureuses, nos désirs, nos projets, nos intérêts.

Beaucoup de choses me parlent de Dieu : la beauté de la création, la découverte de l’amour, de l’écoute, de bienveillance, de bonté qui nous donnent le désir de continuer le chemin de vie.

J’apprends à connaître des personnes en me mettant à leur écoute. Également nous nous mettons à l’écoute de la parole de Dieu.
Dieu est dans sa parole, mais il la dépasse en même temps.

Prions :
Viens, notre Dieu illuminer de ta présence ce moment.
Donne-nous de savoir accueillir ta lumière. Sans la lumière, le plus beau diamant n’est que pierre.

Le rayon de soleil l’irradie, il transforme la lumière en scintillements féériques et joyeux. Et notre regard qui voit le diamant en est tout illuminé. Amen

Le désir de l’oiseau, c’est le ciel
le désir de la main, c’est la caresse
le désir de l’oreille, c’est la musique
le désir de l’être humain c’est ta présence, notre Dieu

La terre, des continents, de l’eau, la mer, le vent, le soleil : La vie est une aventure, une aventure pour apprendre la vie, pour apprendre le sens de la vie : aimer.
Tu ne sauras pas ce que c’est la vie avant de l’avoir vécue
Tu ne sauras pas ce que c’est l’amour avant d’avoir aimé.
Je n’ai qu’une vie pour aimer.
C’est ainsi que Dieu nous aime et veut nous apprendre à aimer.
L’amour ne s’use pas : il murit avec le temps pour devenir fort, toujours plus fort, éternel. Et à la fin de notre vie, nous pourrons rejoindre Dieu, l’amour éternel.

L’amour : c’est un risque. Mais nous pouvons risquer l’aventure, car Dieu est avec nous. Dieu est avec nous à travers toute expérience. Notre Dieu, c’est le Dieu de Jésus Christ qui a calmé la tempête. Engageons-nous alors dans l’aventure. Nous pourrons compter sur Dieu, nous sommes créés à l’image de Dieu.
Nous le lisons dans la Genèse au premier chapitre, verset 27 :
«  Dieu créa les être humains à sa propre ressemblance : il les créa homme et femme »

L’aventure qui nous est proposée, n’est pas un saut dans le vide. C’est une main dans la main.
Je suis fait pour avancer en tenant la main de quelqu’un : quand j’ai une main que je peux tenir en toute confiance, je sens bien que s’est cela la vie. Et si j’ai 2 mains, ne serait-il pas que je peux tenir la main d’une autre personne et celle de Dieu.
Dieu nous parle d’une immense tendresse qu’il a pour nous. Lisons les versets 10 à 12, du chapitre 54 du prophète Esaïe :

« Même si les montagnes venaient à changer de place,
même si les collines venaient à s’ébranler,
l’amour que j’ai pour toi,
ne changera jamais,
et l’engagement que je prends d’assurer ton bonheur
restera inébranlable.
C’est moi, le Seigneur, qui te le dis,
moi qui te garde ma tendresse ». Amen

« Que Dieu vous bénisse »

Elisabeth Müller Renner