J’y tiens…

TOUT LE PROGRAMME EST VISIBLE ICI (FLYER PDF) 

 

J’y tiens… C’est par ce slogan que le comité de la manifestation Expo-Bible a intitulé l’événement de la rentrée qui se déroulera du mardi 12 au mardi 19 septembre.                                                                                                           Organisée par les Eglises du Conseil chrétien de la ville de La Chaux-de-Fonds et plusieurs communautés du Réseau évangélique, dans le cadre du 500ème anniversaire de la Réforme (1517 -2017), l’exposition « J’y tiens » est destinée à un public large, initié ou non, croyant ou non. Cet outil pédagogique est adapté aux enfants en âge scolaire et nous souhaitons également donner aux écoles la possibilités de venir la visiter. Les organisateurs ont choisi de l’intituler « J’ytiens » pour témoigner de leur attachement à ce trésor universel.

Le comité lance un appel aux bénévoles : « Nous avons besoin de vous ».

Montage, démontage des stands, bar, guides de l’expo, lecteurs bibliques, vous avez un peu de temps à mettre à disposition, adressez-vous à Christine Phébade Yana-Bekima, elle se fera un plaisir de vous inscrire.

La Bible, Patrimoine de l’Humanité

Reconnaître un site, un momunent, une ville comme patrimoine mondial de l’humanité, c’est lui attribuer l’un des dix critères qui lui permettront d’obtenir ce label tant convoité.

« Le patrimoine mondial de l’Unesco est l’ensemble des biens culturels et naturels présentant une valeur exceptionnelle pour l’héritage commun à toute l’humanité. » Il doit donc avoir une dimension universelle. Dès lors, on peut affirmer que la Bible appartient à l’humanité toute entière si l’on se réfère à la liste des critères de sélection établie par l’Unesco. (Unesco.org)

La Bible. D’où vient-elle ? Quelle est son histoire ?

C’est à cette question que veut répondre cette exposition.

Constituée de six panneaux permettant de découvrir sa genèse, sa transmission, ses traductions, sans oublier les peuples ainsi que les lieux où elle prit naissance, la Bible nous parle des hommes et de leurs croyances et nous conduit aux origines du christianisme.

« La Bible est un livre, un document. Ce document n’est pas tombé du ciel comme une météorite. Il s’intègre dans une histoire humaine… Les copistes, les traducteurs ont laissé en lui leurs traces. La Bible a une histoire… passionnante… Cette découverte de l’extérieur du livre permet d’en mieux comprendre l’intérieur. » (Comment la Bible est venue jusqu’à nous, Claude Parizet, Viens et Vois, 1986).

 

Son histoire est intimement liée à celle de l’écrit et de l’imprimerie. Cette invention donnera à la connaissance un moyen de se libérer des limites de l’écriture manuelle et de diffuser largement les idées de l’époque à la manière d’un résau social actuel. La Bible fut le premier livre sorti de presse, en 1455. C’est à Gutenberg que sont attribués ces mots : « La vérité est emprisonnée dans quelques manuscrits qui détiennent ce précieux trésor. Rompons le sceau qui retient captives les choses saintes. Donnons des ailes à la vérité… ».

Une réplique de la presse de Gutenberg complètera cette exposition et permettra de comprendre son fonctionnement. Il sera possible, pour ceux qui en feront la demande, de repartir avec une page de la Bible imprimée sur cette presse.

Le 500ème anniversaire de la Réforme donne l’occasion aux églises de la ville de s’unir pour offrir une série de manifestations autour de cet évènement historique qui a marqué l’Europe du 16ème siècle, et dont les retentissements continuent aujourd’hui encore à se faire entendre.

Des conférences, des concerts, des spectacles pour tous les âges jalonneront cette semaine, alliant à la fois le sérieux et l’humour. L’histoire et l’actualité se rejoignent, le quotidien et l’éternel, l’éphémère et le durable.

Cette Exposition, ainsi que les divers événements, se tiendra dans les locaux de la paroisse Notre Dame de La Paix, rue du Commerce 73.

L’entrée est libre. Cependant, un tronc sera mis à disposition de celles et ceux qui souhaitent apporter une contribution à l’organisation.

Une célébration rassemblera les croyants de la ville le dimanche 17 septembre à 10h au Temple Farel.

Enfin, un temps de lecture quotidien permettra d’écouter des textes bibliques, de 18h à 18h30 à la chapelle de Notre Dame de La Paix.

Le vernissage de l’exposition aura lieu le mardi 12 septembre à 18h00 en présence des organisateurs et de Monsieur Théo Bregnard, conseiller communal.

Découvrez le programme sur le site de la paroisse réformée www.eren-cdf.ch

 

 

Christine Phébade-Yana Bekima, animatrice, Conseil chrétien de la Chaux-de-Fonds

François Quoniam, pasteur, Réseau évangélique

Souvenir de la cure du Grand-Temple

Le printemps annonce un renouveau pour la nature, empli de promesses et d’espérance. Certains songent déjà aux prochaines vacances d’été, d’autres préparent la rentrée scolaire.

La paroisse connaît en cette année 2017 des changements empreints de joies mais également de renoncements ; avec des fermetures de cures, des déménagements annoncés, des travaux de construction, des prises de congé et des arrivées… C’est tout simplement la Vie avec un grand « V » qui nous appelle à faire des deuils, à tourner la page, mais aussi à nous réjouir d’en écrire de nouvelles.

Rico Gabathuler, diacre, a pris une autre direction en février dernier. Jean-Bernard Boissard, pasteur, profitera d’ une retraite bien méritée d’ici la fin du mois de juin et Karin Philidius, pasteure, a été installée comme ministre dans notre paroisse. Vy Tirman est arrivée en mars comme diacre en formation. Elle travaillera officiellement à la Chaux-de-Fonds dès le mois d’août en attendant la consécration diaconale. Comme à Pentecôte, il y a 2000 ans, le Saint-Esprit a donné un nouvel élan à cette fragile Eglise naissante, gageons que le même Esprit soufflera sur notre paroisse afin d’y écrire encore de nombreuses pages d’histoire.

La cure du Grand-Temple : un vrai lieu de vie.

PHOTO de la cure

Construite en 1832 (1) pour y loger les pasteurs au premier étage et accueillir les activités paroissiales, la cure, sise au n° 9 de la rue de la Cure, a connu une histoire riche, intimement liée à la vie de la paroisse du Grand-temple et des habitants du quartier.                                                                                                                                                                     Aujourd’hui, si vous vous rendez sur place, vous y apprendrez que celle-ci a fermé sa porte. La paroisse réformée La Chaux-de-fonds a remis les locaux à l’EREN, propriétaire du bâtiment.

Par le biais du Porte-Parole, le Conseil paroissial veut rendre hommage aux nombreux paroissiens qui, durant 184 années, ont fait de ce lieu un endroit chaleureux et vivant. Certains d’entre eux ont accepté de partager leurs souvenirs, pour dire merci et aurevoir à un lieu qui était un peu leur deuxième maison.

Monique Linder : « J’ai grandi dans le quartier, j’y ai tellement de souvenirs : par exemple, le catéchisme avec le pasteur Ariel Cochand, nous étions 90 gamins…Aussi, j’ai été incapable d’aller aider au déménagement, je n’ai pas compris, une partie de moi s’en est allée… Aujourd’hui, je m’accroche à ce qui reste. »

Roland Tschanz : « En 1971, j’ai été nommé conseiller de paroisse. Il y avait trois pasteurs à cette époque : Michel de Montmollin, qui habitait la cure, Auguste Lebet et Jean-Louis Jacot. Je me souviens de portraits exposés dans la salle du Conseil, c’était des portraits d’Indigènes de Madagascar, grandeur nature, photographiés par Fernand Perret, un célèbre photographe de la ville…                                                                                                                                 Au rez-de-chaussée, il y avait un petit appartement occupé par le concierge Charles Sandoz et sa dame. Ils ont entretenu la cure durant de longues années et leur engagement allait bien au-delà de leur contrat de concierge. »

Nicole Bertallo : «  Arrivée  en 1998 dans la paroisse du Grand-Temple,  je me souviens des assemblées de paroisse qui se déroulaient également dans cette salle et au cours desquelles Jean-Maurice Matthey, notre caissier bien-aimé nous présentait comptes et budgets avec son humour bien à lui, nous faisant passer un moment délicieux pendant lequel nous riions beaucoup alors que d’habitude,  les alignements de chiffres  m’ennuyaient puissamment.  C’était si bien amené que nous attendions ce moment avec impatience…, c’est  tout dire.

Timothée Habegger. : « J’ai habité la cure avec mes parents. Mon père a été pasteur, très apprécié d’ailleurs. Je me souviens des kermesses, une en particulier, où j’ai trouvé super de pouvoir descendre en rappel la tour du Grand-Temple. Je me rappelle aussi une vieille dame que je n’aimais pas trop. Elle n’était pas très propre, elle se mettait toujours devant au culte car elle était a moitié sourde. Lors d’un culte, j’ai dû porter du pain sur un support en bois et sans le faire exprès, je l’ai fait tomber et la vieille dame l’a reçu sur la tête, sans dommages heureusement mais a la fin du culte, mon père m’a obligé à m’excuser et à lui faire un bisou. »

Paul-André Leibundgut : « Je me suis occupé de la location des salles durant 6 ans, une tâche pas toujours facile mais nécessaire. Je me suis impliqué également dans la rénovation des locaux de 2008, avec Husni, Libanais, devenu depuis un cher ami. Nous avons choisi des couleurs vives afin de redonner vie à nos locaux. La reprise des locaux suite aux locations ne fut pas toujours de tout repos. Ce temps à la Cure fut aussi un temps de rencontre, de partages et l’assurance de nouvelles amitiés. La Cure était devenue pour moi une seconde maison. Je ne suis pas prêt d’oublier ce temps-là.»

Daphné Reymond : « Ah, si les murs pouvaient parler !  Qu’est-ce qu’ils en auraient à raconter, de nos multiples échanges avec un visiteur ou entre collègues, dans nos bureaux et dans la cuisine conviviale… Combien souvent des projets motivants sont nés autour d’une tasse de café, ou dans un coin de bureau, entre documents et téléphones…car la cure, notre cure, c’était un lieu de rencontre bien vivant, habité et chaleureux, un lieu qui suscitait la vie ! mais…, et c’est peut-être bien ainsi, si les murs ont des oreilles, ils savent aussi garder leurs secrets.

  1. Edouard Urech, Histoire de la Chaux-de-Fonds. Récits, documents et notes. Deuxième série, éd.G. Saint-Clair, La Chaux-de-Fonds, 1956, p.72.
  2. Photo de la cure, dessin de Léo Châtelain, propriété de M.P.-F. Jeanneret, vers 1860

Journée paroissiale de Jeunesse

19 Février 2017 – JOURNÉE PAROISSIALE DE JEUNESSE
Une journée pour se rencontrer

 

9h45 : Culte animé par les jeunes
11h : Apéro discussion, pour partager nos convictions entre générations
12h30 – Repas servi par les jeunes de la paroisse, dont les bénéfices servent à financer le camp de caté de Pâques.
18,- par adulte, et 10,- par enfant. Annoncez-vous jusqu’au jeudi 16 février à Martin Nouis : martin.nouis@eren.ch/ 076 329 05 43)
14h30 :Skateathon, ou comment courir pour financer le camp de caté. (tout le monde peut parrainer les jeunes, ou chercher des parrainages pour lui, et vivre la course en courant ou en marchant ). Ambiance festive et vente de pâtisserie au temple

Culte d’Au-revoir à Rico Gabathuler

CULTE D’ENVOIE DE RICO GABATHULER

DIMANCHE 29 JANVIER 2017 – 9H45 TEMPLE FAREL

Dès le 1er février, Rico Gabathuler s’investira pleinement dans sa mission d’aumônier des homes (districts Chaux-de-Fonds et Val-de-Ruz), et quittera donc les charges qu’il a en paroisse.

Il reste paroissien de La Chaux-de-Fonds, mais la paroisse veut prendre le temps de rendre grâce pour ses années passées comme diacre de la paroisse, de prier pour lui, et de le bénir pour la suite de sa vocation

L’Islam, une présence qui nous interpelle.

 Au moment où la paroisse cherche à bâtir un centre paroissial au budget toujours plus raisonnable, nous avons appris par l’impartial, la création d’un musée et d’un complexe musulmans au budget plus que généreux.

Une coïncidence qui interpelle…

Une fois passée l’inévitable charge émotionnelle, et que la raison reprend ses droits, plusieurs remarques apparaissent :

La place grandissante de l’Islam en suisse est devenue une question publique.

La société se questionne sur les implications et les mutations que cela entraine, de devoir faire une place toujours plus grande, à une religion aux exigences parfois contraignante.

Peut-être que si cette question a pu faire naître toutes ces craintes et ces fantasmes, c’est parce qu’elle n’a été abordée que dans sa forme, du point de vue politique, et peut-être est-il temps pour l’église d’aborder la question dans son fond, du point de vue de la religion, de la théologie. Si nous partageons avec les musulmans de nombreux points communs et la volonté d’être au service de Dieu, reste qu’il y a des divergences non négligeables, aux conséquences non négligeables, dans nos compréhensions de Dieu. Osons aborder des questions comme le refus d’une théologie de la croix, ou de l’incarnation dans l’Islam, qu’en résulte-t-il sur la proximité de Dieu ? Quel articulation il-y-a-t-il entre la loi et la grâce dans l’Islam ? Et entre le règne temporel, et celui de Dieu ? Il y a derrière ces questions plus que des différences doctrinales, parce qu’elles ont chacune des implications sur notre façon de vivre ensemble, et de bien des façons notre culture occidentale est l’héritière de ce vivre ensemble chrétien. Si donc nous voulons aborder le fond des choses plutôt que la forme, l’Église doit prendre la responsabilité de ce dialogue et ne pas épargner l’Islam de ces questions légitimes.

Si ce centre musulman à venir reste fidèle au projet annoncé d’être au service d’un Islam de Suisse, libre et indépendant de pression extérieure, nul doute que nous pourrons discuter de ces questions dans un contexte constructif.  

Reste à savoir si nous, Église, avons encore une présence suffisamment forte et confiante pour interpeller l’Islam sur ces questions. À l’heure où la pratique religieuse s’individualise, où l’esprit de communauté s’est fortement dissout, et où l’on considère de plus en plus l’église comme un prestataire de service, au nom de quoi parlons-nous ? D’une tradition ou d’une foi vivante ? D’une institution, ou d’un peuple en marche ? Du passé ou du futur ?

Nicole Rochat et Martin Nouis, pasteurs