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Musique : J.S. Bach Oratorio de Noël
C’est l’Avent, Allume une braise dans ton cœur, C’est l’Avent.
Tu verras, l’attente n’est pas vaine quand on espère quelqu’un.
Allume une flamme dans tes yeux, C’est l’Avent.
Regarde autour de toi, on a soif de lumière et de paix.
Allume un feu dans tes mains, C’est l’Avent.
Ouvre-les à ceux qui n’ont rien, ta tendresse est à bout de doigts.
Allume une étoile dans ton ciel, C’est l’Avent.
Elle dira à ceux qui cherchent qu’il y a un sens à toute vie.
Allume un foyer en hiver, C’est l’Avent.
Les transis du cœur et du corps viendront et il fera chaud au cœur du monde.
II suffit d’une seule braise, pour enflammer le monde et réchauffer le cœur le plus froid.
Robert Riber
Dans les Églises utilisant le calendrier romain, l’Avent débute le quatrième dimanche avant Noël, il marque le début de l’année de l’Église ou année liturgique. Le mot Avent vient du latin « adventus » qui signifie « arrivée » ou encore « ce qui va advenir, ce qui va venir ».
Un des symboles pour accompagner cette attente et ce qui va advenir lors de la nuit de Noël, est la couronne de l’Avent.
Il semble que les premières couronnes de l’Avent soient apparues au nord de l’Allemagne au 16ième siècle, pour préparer les chrétiens à la fête de Noël.
Cette couronne est faite de branchages de sapin, arbre toujours vert même en hiver et qui signifie la vie.
La couronne est un ancien symbole aux significations multiples. Les couronnes rondes évoquent le soleil et annoncent son retour. La couronne est un cercle qui rappelle que le temps des fêtes revient chaque année. Pour les chrétiens, la couronne symbolise bien sûr aussi le retour de Jésus. L’Avent n’est donc pas seulement un temps d’attente avant Noël, mais bien aussi l’attente du Retour du Christ.
Les quatre bougies allumées sont le symbole de la lumière de Noël qui approche et qui apporte l’espoir et la paix. Chaque dimanche de l’Avent, on en allume une de plus. Plus la fête approche, plus il y a de lumière. C’est un pasteur luthérien allemand, après la première guerre mondiale, qui a pris l’initiative de placer les bougies allumées sur la couronne de sapin.
Les 4 bougies symbolisent les grandes étapes du salut avant la venue du Messie.
La première est le symbole du pardon accordé à Adam et Ève
La deuxième est le symbole de la foi d’Abraham et des patriarches qui croient au don de la terre promise.
La troisième est le symbole de la joie de David dont la lignée ne s’arrêtera pas. Elle témoigne de l’alliance indéfectible de Dieu avec le peuple juif, puis par Jésus de la proposition d’alliance de Dieu avec l’humanité entière.
La quatrième bougie, est le symbole de l’enseignement des prophètes qui annoncent un règne de justice et de paix, incarné par le Messie.
J’aime beaucoup cette progression symbolique vers Noël via la couronne de l’Avent. En premier lieu parce que depuis mon enfance elle m’a accompagnée. Ensuite et surtout parce que devenu adulte, cette attente fait de plus en plus sens pour moi. Attendre c’est espérer, attendre c’est se préparer, attendre c’est se réjouir par avance, attendre c’est dégager en soi un espace pour laisser surgir dans le brouhaha du monde un bienfaisant silence. Attendre c’est accepter que je ne domine pas tout, que la vie est un cheminement. Attendre et espérer c’est laisser à Dieu un espace pour nous surprendre. Attendre c’est laisser à Dieu un espace pour qu’il vienne nous habiter et trouve sa place. J’aimerai comparer la période de l’Avent au temps du Carême. L’Avent est pour moi un temps vraiment à part.
Les passages bibliques dans lesquels l’attente de ce qui va advenir est présente sont nombreux. Évoquons ici Siméon dont il est dit en Luc 2 : « qu’il attendait depuis longtemps la consolation d’Israël », désormais comme il a vu Jésus, Siméon peut dire : « Maintenant, Maître, tu laisses ton serviteur s’en aller en paix selon ta parole ». Pensons aussi aux multiples passages qui évoquent l’attente et l’espérance du retour du Christ.
Vous l’aurez compris, cette attente nous place à contrecourant de la tendance de notre monde qui est bien plutôt axé sur le « tout tout de suite », sur l’immédiateté de la satisfaction des désirs et des souhaits. La figure qui symbolise cette tendance est le Père Noël. Il suffit de lui faire une lettre avec les demandes et en principe elles sont exaucées. Coca cola et Disney ont bien joué le coup en proposant cette figure. L’enfant Jésus qui nait dans une crèche véhicule, lui, une toute autre conception de la vie, des relations humaines et de Dieu.
Je vous souhaite un joyeux temps de l’Avent et une belle attente de la venue du Christ.
Tu as choisi de te faire attendre tout le temps d’un Avent. Moi je n’aime pas attendre dans les files d’attente. Je n’aime pas attendre mon tour. Je n’aime pas attendre le train. Je n’aime pas attendre pour juger. Je n’aime pas attendre le moment. Je n’aime pas attendre un autre jour. Je n’aime pas attendre parce que je n’ai pas le temps et que je ne vis que dans l’instant. Tu le sais bien d’ailleurs, tout est fait pour m’éviter l’attente : les cartes bleues et les libres services, les ventes à crédit et les distributeurs automatiques, les photos à développement instantané, les télex et les terminaux d’ordinateur, la télévision et les flashes à la radio… Je n’ai pas besoin d’attendre les nouvelles, elles me précèdent.
Mais Toi Dieu, tu as choisi de te faire attendre le temps de tout un Avent. Parce que tu as fait de l’attente l’espace de la conversion, le face à face avec ce qui est caché, l’usure qui ne s’use pas. L’attente, seulement l’attente, l’attente de l’attente, l’intimité avec l’attente qui est en nous parce que seule l’attente réveille l’attention et que seule l’attention est capable d’aimer. Tout est déjà donné dans l’attente, et pour Toi, Dieu, attendre se conjugue Prier.
Jean Debruynne
Que le Dieu qui vient rejoindre notre humanité par Jésus petit enfant, vous bénisse richement et vous garde. Amen
Pasteur Thierry Muhlbach.
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Une Lumière vient dans la nuit, tout doucement
Une Lumière vient près de nous, tout doucement
pour éclairer nos pas
Une Lumière vient dans la nuit.
Que tous les bruits de notre terre s’arrêtent un peu
pour écouter cette Lumière qui vient à nous
tout doucement.
Entendrons-nous son appel ?
Préparons-lui une demeure
au cœur de notre monde,
au cœur de nos vies…
raconté par Geneviève et enrichi des témoignages de membres de notre paroisse, qui ont cherché à répondre à la question : « comment c’est pour vous, attendre ? »
Souvenons-nous de la naissance de Jésus, la vraie Lumière !
(d’après les Evangiles de Luc et Matthieu)
Cette histoire se passe il y plus de 2000 ans, il y a donc très longtemps. Dans cette histoire, il y a une jeune fille, Marie.
Marie est enceinte, elle attend un enfant et ça la remplit de joie.
Marie est fiancée à Joseph, un charpentier et ils vivent à Nazareth.
A cette époque, l’empereur romain décide de savoir qui vit dans son empire et pour cela, il demande à chaque personne de retourner dans son village de naissance. La famille de Joseph est originaire de Bethléem, la ville de son ancêtre David, c’est donc là-bas que lui et Marie doivent aller.
Arrivés à Bethléem, Joseph et Marie cherchent une auberge pour dormir. Marie est sur le point d’accoucher, il leur faut donc vraiment un endroit pour la nuit !
Malheureusement pour eux, toutes les auberges sont pleines, ce soir. Mais Joseph insiste et un des aubergistes lui propose alors de s’installer dans son étable; il y a de la paille fraîche et ils seront au moins au chaud pour la nuit.
Cette nuit-là, Marie donne naissance à un beau garçon, Jésus, qu’ils couvrent et installent dans une mangeoire.
Au même moment, un peu plus loin dans les champs, des bergers gardent leurs moutons, ils restent éveillés afin qu’il ne leur arrive rien. Ils en profitent sûrement pour se raconter des histoires au coin du feu !
Cette nuit-là, un ange apparaît devant eux. Cet ange leur dit : « N’ayez pas peur ! Je vous apporte une bonne nouvelle. Cette nuit, dans la ville de David, est né pour vous un Sauveur. C’est le Christ, votre Seigneur. Et voici le signe qui vous le fera reconnaître : vous trouverez un petit enfant enveloppé dans des langes et couché dans une crèche. »
Puis, d’autres anges arrivent en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime. »
Les anges repartent et les bergers se disent alors : « Allons jusqu’à Bethléem et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur Dieu nous a fait connaître. »
Les bergers partent donc pour Bethléem, trouvent Marie, Joseph et l’enfant Jésus ainsi que l’ange le leur a dit. Ils racontent leur histoire. Cela étonne un peu, mais quand Marie entend ces paroles, elle les médite dans son cœur.
Pendant ce temps, dans un pays lointain, trois savants qu’on appelle des mages, étudient les étoiles. Ce soir-là, quelque chose a changé dans le ciel. Ils observent attentivement, chacun leur tour, pour être sûr : mais oui, une nouvelle étoile est bien apparue dans la nuit. Ce n’est pas tous les jours qu’une étoile apparaît et celle-ci a une signification bien particulière, ils le savent : un grand roi est né.
Alors, les mages se mettent aussi en route pour lui rendre visite. Un grand roi, ça doit vivre dans un palais, se disent-ils. Ils vont d’abord voir Hérode, le roi de cette région. Mais, non, Hérode n’a pas eu la joie d’accueillir un fils.
Ils repartent, suivent l’étoile qui les mène finalement à Bethléem. Comme les bergers avant eux, ils trouvent Marie, Joseph et l’enfant Jésus. Ils le reconnaissent comme un grand roi et lui offrent des cadeaux : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
Récit de Noël (d’après les Évangiles de Luc et Matthieu) illustré en ombres chinoises par l’équipe Cactus.
Seigneur
Merci pour la bonne nouvelle de Noël : nous sommes attendus !
Notre attente prend fin dans une surprise !
A Noël, Seigneur, Tu nais au milieu de nous, en nous ; Tu entres dans notre vie pour nous faire entrer dans ta Vie.
Nous t’espérions peut-être tout puissant, Seigneur, et voici que Tu nous attends, Tu nous tends les bras dans cet Enfant de la Crèche.
Ta lumière n’est pas celle que nous attendions, elle est une flamme aussi fragile qu’un nouveau-né.
Nous espérions peut-être quelque chose d’extraordinaire et Tu viens à nous dans le fragile et le quotidien de notre existence, c’est là que Tu nous attends et que Tu nous donnes rendez-vous.
Gloire à toi Seigneur !
Amen
La voici la nuit de Dieu (Cl. Duchesneau et H.J. Gauntlett)
Recevez ces paroles de bénédiction de la part de Dieu :
Comme Marie a déposé l’enfant Jésus au creux d’une mangeoire,
le Seigneur dépose
sa Présence au creux de vos vies
son Amour au creux de vos mains
et sa Lumière au fond de vos coeurs.
Que le Dieu de Paix et d’Amour
qui nous a donné son Fils pour qu’il fasse clair dans nos vies
nous bénisse et nous garde.
Amen
Pour rester dans la méditation
Happy Christmas, J. Lennon
interprété à l’orgue du temple Farel par Eric Develey
Merci à ….
Christine J., Geneviève J.R., Silvana G. et Eric D.
Les témoins : Martin V., Ryan K., Cathy B., Dominique B., Christine J., Roland H. et Agnès H.
L’équipe Cactus : Audrey T., Alison R., Mégane B., Christelle P., Savina P., Adama B. et Didier P.
Francine Cuche Fuchs, pasteure
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]]>Ne soyons pas tristes et sans espérance ! Dans le visage de Jésus, le Fils en qui Dieu a mis toute sa tendresse pour nous, Dieu nous ouvre un chemin et un avenir ! En ce 2ème dimanche de l’Avent, je vous invite à commencer par ce petit rituel :
La pandémie vient tout bouleverser, jusqu’à ce qui fait le sens de nos vies : les liens les uns avec les autres, les visites, les rencontres, les fêtes familiales. Durant ce temps de L’Avent, au cœur de ce contexte difficile, cheminons ensemble fermement sur les pas de Celui qui est notre joie et notre espérance ; laissons le Souffle de liberté nous mettre en chemin vers la crèche, vers cet événement qui redit que Dieu décide de prendre au sérieux notre histoire au point de venir s’incarner dans un petit qui est confié à une famille humaine et à la grande famille humaine.
Esprit Saint, viens souffler tes chants sur nos nuits sans espoir, viens réveiller notre longue attente par un mot, une phrase, une histoire. Mets en route nos cœurs et nos corps vers le lieu de la rencontre, celui de la naissance ensoleillée, là où Marie nous entraîne, au-delà de nos agitations et de nos inquiétudes.
Ouvre nos cœurs à la Parole pour que nous puissions sonder le mystère du Christ et recevoir la beauté de sa venue ! Amen.
Chant : O ma joie et mon espérance, le Seigneur est mon chant, c’est de lui que vient le pardon, en lui j’espère, je ne crains rien (2x).
Cantique de Zacharie antiphoné (si vous êtes deux ou plus à la maison)
Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël,
qui visite et rachète son peuple.
Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,
comme il l’avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :
salut qui nous arrache à l’ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,
amour qu’il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,
serment juré à notre père Abraham
de nous rendre sans crainte,
afin que, délivrés de la main des ennemis,
nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.
Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ;
tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins
pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés,
grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu,
quand nous visite l’astre d’en haut,
pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort,
pour conduire nos pas au chemin de la paix.
Chant : Dieu ne peut que donner son amour, notre Dieu est tendresse
En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle et elle fut remplie du Saint Esprit. Elle s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie plus que toutes les femmes, béni aussi le fruit de ton sein. Comment m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque ta salutation a retenti à mes oreilles, l’enfant a bondi d’allégresse en mon sein. Bienheureuse celle qui a cru, ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s’accomplira !»
Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! » (…)
Marie demeura avec Elisabeth environ trois mois, puis elle retourna chez elle.
Marie saluée par l’ange et choisie pour être la mère du Christ est une figure impressionnante, qui a marqué des siècles de croyants. Elle entre en toute simplicité et en toute confiance dans le projet de Dieu. Son Oui à ce projet– après l’ombre d’une hésitation « comment se fera-t-il » – fait d’elle le modèle même de la foi, d’une foi joyeuse, humble, confiante.
Le deuxième moment de la vie de Marie est la Visitation : sa visite à sa cousine
Elisabeth, qui elle est enceinte de Jean-Baptiste. Une rencontre bouleversante entre deux femmes qu’en apparence tout oppose, mais qui partagent toutes deux un OUI à la VIE qui les habite et qui les fait se retrouver.
D’un côté, la fraîcheur et la jeunesse de Marie, une adolescente qui franchit seule en hâte les montagnes, de l’autre une vieille cousine stérile, qui a vécu toute sa vie dans l’espérance que peut-être un jour elle pourra devenir mère.
Deux femmes qui entrent toutes deux dans une aventure de maternité pas prévue et pas prévisible.
Deux femmes animées de l’Esprit Saint qui sont dans l’acceptation joyeuse de l’imprévu, jusqu’au plus fou.
Deux femmes qui sont à l’écoute de ce qui tressaillit dans leur corps, dans leur cœur, ce qui se dit de plus grand à travers elles.
Du plus profond d’elles-mêmes, chacune à son tour, elles laissent jaillir une parole : Elisabeth pousse un cri de surprise, de joie et de reconnaissance envers Marie qui a cru à la Parole du Seigneur ; Marie laisse éclater une jubilation, un chant de louange au Dieu de ses ancêtres dans lequel elle a mis toute sa confiance depuis son enfance (le Magnificat).
Qu’est-ce que cette rencontre étonnante, cette visitation, peut nous dire aujourd’hui en cette fin d’année, alors que les rencontres et les visites sont devenues tellement difficiles à vivre, en raison de toutes les barrières sanitaires exigées et parfois même de l’impossibilité radicale de se rencontrer ?
Peut-être est-ce l’occasion de nous interroger sur le sens de nos visites et de nos rencontres… Comment les vivons-nous ? Comment laissons-nous notre OUI à la volonté d’amour de Dieu s’incarner aussi dans le OUI à nos frères et sœurs ? Dans la reconnaissance des dons cachés que nous portons tous en nous ? Dans une attention à ce qui vibre en nous et entre nous, dans le regard, la voix, le geste, l’attitude…
« Il faut vous réconforter mutuellement et vous édifier l’un l’autre, comme déjà vous le faites ». (1 Thess. 5,11), écrivait l’apôtre Paul.
Quatre propositions concrètes pour ce temps de l’Avent *
– Faire mémoire d’une Visitation que nous avons reçue, ou d’une Visitation que nous avons faite, où nous avons été une Marie pour une Elisabeth.
– Se préparer intérieurement à vivre d’autres « visitations », d’autres rencontres, à l’occasion des cultes de NOEL, des fêtes de famille, même restreintes, écouter les élans du cœur, qui nous inspirent d’écrire une lettre, une carte, de téléphoner à telle personne…
– Etre attentif à notre manière de saluer, d’écouter, à notre manière de prendre congé, en étant pleinement présent à l’autre, par le regard, le ton de la voix, le geste, par une attitude empreinte de bienveillance et d’amour.
– Partager un bout de chemin avec celui, celle ou ceux que le Seigneur placera sur notre route. En tout, gardons le silence intérieur, pour accueillir le Christ présent et tressaillant de joie – ou peut-être souffrant – dans la sœur, dans le frère.
Silence
Faisons silence et notons dans un carnet nos réflexions et les actions à mettre en oeuvre ces prochains jours pour nourrir notre mise en route vers NOEL, dans la joie et l’espérance.
Chant : Magnificat, magnificat anima mea dominum, magnificat anima mea
Seigneur, en ce temps de l’Avent, nous nous situons dans cette longue chaîne des croyants depuis Abraham, Moïse, et comme Marie et Elisabeth, nos sœurs dans la foi, nous aimerions voir les événements de nos vies avec un regard intérieur, un regard qui médite sur le sens des événements, un regard qui ne se laisse pas troubler, un regard de confiance qui sait voit la lumière qui jaillit même dans les obscurités, les zones d’ombre, les difficultés, l’inattendu.
Comme Marie, Seigneur, fais-nous la grâce de la confiance, et du consentement : que nous puissions dire OUI à notre vie, sous toutes ses facettes, OUI à ceux que nous allons rencontrer ou visiter, écouter ou parler, écrire ou téléphoner.
Oui à tous ces élans qui nous portent à la rencontre des autres et qui nourrissent notre joie et notre espérance.
Comme Marie et Elisabeth, fais-nous la grâce de vraies rencontres, habitées de ton Esprit, fais-nous la grâce de te laisser une place dans nos relations, pour que NOEL ait lieu dans nos cœurs. Amen
Comment accueillir le Seigneur ? Comment préparer notre terre ?
Et si nous prenions le temps d’habiller notre cœur de compassion,
Et si nous prenions le temps d’illuminer notre regard de douceur,
Et si nous prenions le temps de poser sur nos lèvres le sourire et la joie,
Et si nous prenions le temps d’ouvrir nos oreilles pour écouter sans juger,
Et si nous prenions le temps mains pour donner et partager,
…et si nous prenions le temps d’écouter la VIE qui tressaille au fond de chacun de nous ?
Que notre attente du Seigneur soit sereine, active et joyeuse.
C’est possible car Dieu est proche de chacun de nous.
La bénédiction du Dieu de Zacharie et d’Elisabeth,
la bénédiction du Fils né de Marie,
la bénédiction du Saint-Esprit qui veille sur vous
comme une mère sur ses enfants,
soit avec vous tous.
Chant : Laudate Dominum, omnes gentes, alleluia
* Prière inspirée de : Ecole de la Parole, Marie à l’écoute de la vie.
* Pistes concrètes inspirées de Martin Hoegger, les OUI de Marie.
Karin Phildius, pasteure
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]]>Bienvenue à vous pour ce moment de méditation qui marque l’entrée dans le temps de l’Avent !
En cette période compliquée, la préparation de ce premier culte de l’Avent qui devait être intergénérationnel n’a pas pu se passer comme prévu.
Face à cette situation, nous avons décidé de vous proposer quelque chose de tout à fait inédit : reprendre une prédication ancienne.
Il s’agit d’une prédication de Dietrich Bonhoeffer, célèbre théologien allemand né en 1906 et mort exécuté par les nazis en 1945, un mois avant la fin de la guerre. Il avait été professeur de théologie et pasteur.
La prédication a été choisie parce qu’elle a aussi été prononcée un premier dimanche de l’Avent, c’était en 1933. Bonhoeffer avait alors 27 ans, il était pasteur dans la communauté allemande de Londres depuis un mois. De là, il suivait avec attention l’évolution de la situation en Allemagne parce qu’il était déjà très engagé contre l’idéologie nazie. En janvier de cette même année, Adolf Hitler était devenu chancelier et sa stratégie de discrimination des Juifs avait commencé à s’étendre dans tout le pays avec une rapidité fulgurante.
En tant que pasteur, Bonhoeffer se concentrait toutefois sur le fait d’annoncer l’Évangile de manière aussi pure et fidèle que possible, sans y mêler ses propres pensées et son engagement. Cette prédication a été prononcée dans des circonstances tout à fait différentes de celles d’aujourd’hui, mais vous verrez qu’elle est d’une étonnante actualité et qu’elle continue de nous interpeler.
(Au début de sa prédication, Bonhoeffer fait allusion à une grave catastrophe minière qui avait eu lieu peu de temps auparavant dans le pays de Galles.)
M-Claire Pétremand
Luc 21,28[1]
Quand ces événements commenceront à se produire, redressez-vous et relevez la tête, car votre délivrance est proche.
Vous savez ce qu’est une catastrophe minière. Ces dernières semaines, il en a été question dans les journaux[2].
Le moment arrive où même le mineur le plus courageux durant toute sa vie frémit d’horreur. Il ne sert à rien de cogner contre les parois, tout reste silencieux autour de lui. Il sait qu’au-dessus les gens s’attroupent, mais pour lui le chemin est obstrué. Il sait qu’ils travaillent fiévreusement au-dessus pour dégager les personnes ensevelies. Peut-être que quelqu’un sera sauvé, mais ici, dans le dernier puits ? Il ne reste plus qu’à attendre et à mourir de manière atroce. Mais, quand tout à coup du bruit se fait entendre, comme des coups et des pierres qui se cassent, et quand tout à coup des voix appellent « Où es-tu ? L’aide arrive ! » – alors celui qui était abattu se redresse, son cœur menace d’exploser, il crie : « Je suis là, continue, aide-moi ! Je tiens bon jusqu’à ce que vous arriviez ! Mais faites vite ! » Un dernier coup de marteau désespéré près de son oreille, le salut est proche, encore un et il est libre.
C’est de l’Avent lui-même dont nous avons parlé. Il en est ainsi avec l’arrivée du Christ : « … redressez-vous et relevez la tête, car votre Sauveur est proche ».
A qui parle-t-on ainsi ? Pensez aux prisonniers. Longtemps, ils ont supporté la punition de leur emprisonnement. Il y en a toujours un qui essayait de s’évader, mais il était rattrapé et après c’était encore pire. Et voilà que tout à coup la nouvelle traverse la prison : sous peu vous allez être libérés, vos chaînes vont tomber, vos bourreaux seront liés et vous serez délivrés. Alors le chœur des prisonniers crie : « Oui, viens sauveur » !
Pensez au malade qui, en proie aux douleurs, aspire à la fin de son tourment et voilà que le jour arrive où le médecin lui dit de manière calme et déterminée : aujourd’hui tu seras délivré.
Pensez à l’homme qui a un secret, dont nous avons parlé le jour de la repentance (Busstag) ; à l’être humain qui vit dans une culpabilité non pardonnée et qui perd le sens de la vie ainsi que toute gaieté ; à nous-mêmes qui nous efforçons de mener une vie chrétienne obéissante et qui échouons ; pensez au fils qui ne peut plus regarder son père, à l’homme qui ne peut plus regarder sa femme dans les yeux ; pensez à la catastrophe et au malheur et écoutons encore une fois : « Redressez-vous et relevez la tête, car votre délivrance est proche ». Vous serez libérés ! Votre détresse et votre peur vont prendre fin, votre délivrance est proche !
De même que le père dit à son enfant : ne regarde pas par terre, regarde-moi, ton père – il est dit ici dans l’Evangile : « Redressez-vous et relevez la tête, car votre délivrance est proche ».
A qui est-ce qu’on s’adresse ainsi ? A des humains qui savent qu’ils sont asservis et ligotés, qu’un bourreau les domine et les contraint à des travaux forcés. – A des humains qui sont comme cet homme enseveli, comme ce prisonnier ; à des humains qui aimeraient être libérés. On ne s’adresse pas à ceux qui se sont déjà tellement habitués à leur état qu’ils ne remarquent même plus qu’ils sont emprisonnés, qui se sont résignés pour toutes sortes de raisons, qui sont devenus tellement apathiques qu’ils ne montrent plus d’intérêt quand quelqu’un leur crie : ta délivrance est proche ! Ce n’est pas aux rassasiés et aux satisfaits, mais à ceux qui ont faim et soif que s’adresse cette parole de l’Avent. C’est chez eux qu’on frappe de manière forte et insistante. Et, comme ce mineur enseveli dans la mine, nous écoutons avec la plus grande attention chaque coup, chaque avancée du Sauveur. Est-ce qu’on arrive à imaginer que celui qui a perçu le premier coup de marteau pourrait encore penser à quoi que ce soit d’autre qu’à la délivrance qui approche ? Le 1er dimanche de l’Avent ne nous dit rien d’autre : ta délivrance est proche ! Elle frappe déjà à la porte, est-ce que vous ne l’entendez pas ? Elle se fraie un chemin à travers les décombres, à travers la roche dure de votre vie et de votre cœur ; ça ne va pas vite, mais elle vient. Christ se fraie un chemin vers vous. Il veut attendrir le cœur qui s’est endurci ; en ces semaines d’attente, d’attente de Noël, il nous crie qu’il vient et qu’il nous délivrera de la prison de notre existence, de la peur, de la culpabilité, de la solitude.
Est-ce que vous voulez être libérés ? C’est la seule grande question que l’Avent nous pose. Est-ce qu’un reste d’attente passionnée brûle en nous ? Si ce n’est pas le cas, qu’attendons-nous de l’Avent, qu’attendons-nous de Noël ? Un peu d’émotion intérieure ?
Mais s’il y a encore quelque chose qui s’enflamme à cette parole, mais si quelque chose en nous croit à cette parole, si nous sentons qu’il pourrait encore se passer dans notre vie un tournant vers Jésus-Christ – alors pourquoi ne sommes-nous pas simplement obéissants et n’écoutons-nous pas la parole offerte, criée à nos oreilles « ta délivrance est proche » ? Est-ce que tu n’entends pas ? Attends encore un peu, les coups vont devenir d’heure en heure et de jour en jour plus forts et infaillibles ! Alors Noël sera là et nous seront là. Christ le Sauveur est là.
Peut-être que vous dites : vous avez toujours parlé ainsi dans l’Église, mais rien de tel n’est advenu ! Pourquoi n’est-il rien advenu ? Parce que nous n’avons pas voulu, parce que nous n’avons pas voulu écouter et croire, parce que nous disions : il se peut que telle personne ensevelie ou telle autre soit sauvée, mais le Sauveur ne parviendra pas jusqu’à nous, dans cet endroit si profond, si retiré. Nous n’avons pas d’aptitude religieuse. Nous aimerions bien, mais ça ne nous parle pas. Avec tout cela, nous ne faisons que de trouver des excuses. Si nous le voulions vraiment, s’il n’y avait pas de faux-fuyant, nous commencerions enfin, enfin à prier que cet Avent fasse une pause chez nous. Ne nous illusionnons pas. La délivrance approche. La question est seulement : est-ce que nous la laissons venir à nous ou est-ce que nous nous y opposons ? Est-ce que nous nous laissons entraîner dans ce mouvement qui descend du ciel sur la terre ou est-ce que nous nous refermons sur nous-mêmes ? Ce sera Noël, que ce soit avec nous ou sans nous, cela dépend de chacun. Qu’un tel événement de l’Avent crée quelque chose d’autre qu’un christianisme morose et chétif, cela ressort clairement des deux appels qui introduisent notre texte : « Redressez-vous, relevez la tête ». L‘Avent crée des humains nouveaux. Redressez-vous, vous dont le regard est dirigé vers cette terre, vous qui êtes envoûtés par les événements et les changements qui surviennent à la surface de cette terre. Redressez-vous, vous qui, déçus, vous êtes détournés du ciel vers cette terre ; redressez-vous, vous dont les yeux sont pleins de larmes et pleurent ce que la terre leur a arraché ; redressez-vous, vous, dont le regard coupable ne peut se relever – « redressez-vous, votre délivrance est proche ». Il se passe encore quelque chose d’autre que ce que vous voyez chaque jour, quelque chose de plus important, quelque chose d’infiniment plus grand et plus puissant – percevez-le, soyez sur vos gardes, attendez encore un bref instant, attendez et quelque chose de nouveau va survenir sur vous ! Dieu va venir, Jésus va prendre possession de vous et vous serez des humains libérés !
Relevez la tête – foule des courbés, des humiliés, des découragés ; foule vaincue à la tête basse. La bataille n’est pas perdue, la victoire vous appartient – prenez courage, soyez forts, soyez énergiques ! Ici il n’y a pas de hochements de tête, pas de doute ; parce que Jésus-Christ vient.
Nous posons la question encore une fois : est-ce que nous entendons comment ça frappe et ça bouge et ça va de l’avant, comment quelque chose en nous veut s’ouvrir, devenir libre à la rencontre du Christ ? Est-ce que nous ressentons qu’il ne s’agit pas seulement d’un discours imagé, mais que quelque chose se passe ; que des âmes humaines sont redressées, bouleversées, mises en lambeaux et guéries ; que le ciel se penche vers la terre et que la terre tremble, que les humains sont découragés par l’angoisse et envahis par la joie ? Est-ce que le mineur enseveli peut prêter attention à autre chose qu’aux coups de marteau du sauveur ? Est-ce qu’il peut encore y avoir autre chose d’important pour nous que de prêter attention à ces coups de marteau de Jésus dans notre vie ? Est-ce que dans tout ce qui se passe il peut s’agir d’autre chose que de tendre l’oreille et d’écouter attentivement, que de trembler et de se tendre vers lui ? Quelque chose est à l’œuvre. Puissions-nous ne pas remblayer, mais ouvrir à celui qui veut venir. Au milieu de l’hiver, alors qu’il prêchait sur notre texte durant l’Avent, Luther a crié : « L’été approche, les arbres bourgeonnent. C’est le printemps ». Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende. Amen.
A intervalles réguliers, des échanges ont lieu au sujet de prédications de D. Bonhoeffer, dans un petit groupe. Si vous souhaitez y participer au sujet de cette prédication, vous pouvez simplement me le faire savoir et je vous transmettrai l’invitation en temps et lieu.
M-Claire Pétremand – tél : 032 926 08 19 – e-mail : mc.petremand@bluewin.ch
[1] Gesammelte Schriften, Auslegungen / Predigten – Band 4 – 1931-1944
Traduction : Marie-Claire Pétremand, novembre 2019. Version TOB de la Bible.
[2] Grave catastrophe minière dans le pays de Galles
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]]>Comme nous ne pourrons pas nous rassembler comme prévu avec les familles endeuillées, en lieu et place du culte du souvenir, nous vous proposons de vivre cette méditation en choisissant un moment calme et un lieu approprié dans le courant de ce week-end et de préparer 3 bougies. Vous pouvez aussi poser une photo de la personne décédée ou un objet la représentant près des bougies. Si vous êtes rassemblés avec quelques proches, nous vous invitons à lire à haute voix ce culte.
En ce temps de pandémie, où nous sommes confrontés à notre vulnérabilité et à notre finitude, chacune, chacun, quelque soient les deuils qu’il traverse, peut participer à ce culte à l’emporter, pour se laisser habiter par la confiance et l’espérance au cœur des incertitudes et des peurs que nous traversons.
Pour commencer, nous vous invitons à allumer les trois bougies :
Dieu humble et proche, toi qui es au-dessus de tout nom, nous voici devant toi en silence…
Avec toutes celles et ceux qui vivent la fragilité, la vulnérabilité de la vie humaine en ce temps de pandémie, nous formons un peuple nombreux devant Toi.
Pour toi, chacune, chacun est infiniment précieux et tu nous appelles par notre nom.
Tu le vois, tant de liens d’amitié et d’affection qui nous faisaient vivre ne sont plus, et nous vivons ces jours dans l’absence, le manque, la tristesse, la solitude.
Mais tu le sais aussi : tant de sujets de reconnaissance et le sentiment qu’une nouvelle vie déjà jaillit du fond de notre être, une vie plus forte, plus apaisée, parce que nous grandissons à travers ces épreuves et nous découvrons ce qui fait sens, véritablement.
Nous t’en prions, toi le Christ, lumière intérieure : sois en chacune et chacun cette flamme qui s’élève, sois pour nous cette Présence qui rayonne et nous rapproche de ton visage lumineux, de ta source et de ta joie ; allume en nous Seigneur, le feu de ton amour.
Nous pouvons chanter avec la communauté de Taizé :
Dans nos obscurités, allume-le feu qui ne s’éteint jamais
Il suffit qu’une personne nous manque pour réaliser tout à coup à quel point sa présence était précieuse :
Psaume 42 /traduction de Stan Rougier
Comme le cerf brame vers l’eau des sources,
Tout mon être crie vers Toi, mon Dieu !
De toi mon cœur souffre d’un manque
Quand verrais-je enfin ton visage ?
Je me souviens des jours d’autrefois et je pleure.
Quand retourneras-tu dans la maison de Dieu ?
Ah ! quels cris de joie quand je chantais au milieu de la foule en fête !
Alors, pourquoi te laisser aller à la tristesse ?
Pourquoi t’abandonner aux idées noires ?
Accroche en Dieu ton espérance,
Puisqu’Il est là.
Lorsque je n’en peux plus,
Je pense à Toi,
Depuis les rives du Jourdain jusqu’aux neiges de l’Hermon.
L’infini de ma faiblesse en appelle à l’infini de Ta bonté
Mon âme, pourquoi te laisser aller à la tristesse ?
Pourquoi t’abandonner aux idées noires ?
Accroche en Dieu ton espérance,
Puisqu’Il est là.
Je n’ai pas fini de célébrer son visage
Chant : O prends mon âme Refrain : Source de vie, de paix, d’amour, vers toi je crie, la nuit, le jour, entends ma plainte, sois mon soutien, calme ma crainte, toi mon seul bien.
« Le Seigneur répond : une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle allaite? N’a-t-elle pas compassion du fils qui est sorti de son ventre ? Même si elle l’oubliait, moi je ne t’oublierai jamais. Vois ! Je t’ai gravée sur mes mains. » Esaïe 49, 15-16
« Je suis le bon berger, je connais mes brebis, je les appelle chacun par son nom, je donne ma vie pour eux » inspiré de Jean 10, 3 et 15
Pierre, Jean-Maurice, Emma, Clotilde… le prénom de chacun de nos proches résonne au plus profond de nous-mêmes. Une maman, un papa, une sœur, un frère, un enfant, un ami, un proche, chacun de leur prénom a une place particulière parce que chacune de leur vie à une place particulière. Un simple prénom et ce sont des images qui reviennent, peut-être certaines habitudes, certains événements inoubliables qui soulignent à chaque fois la place unique et importante qu’il ou qu’elle avait dans notre vie.
Quand nous prononçons le prénom de celles et ceux qui s’en sont allés, nous pouvons ressentir de la tristesse et de la peine, nous le savons bien. Leur départ nous fait mal. Quand nous prononçons leur prénom, il est aussi possible de ressentir une autre émotion, celle de la reconnaissance car notre vie n’aurait jamais pu être ce qu’elle a été sans leur présence.
Nous devons apprendre à vivre sans leur présence d’autrefois mais avec ce qu’ils sont : unique dans nos vies et dans nos cœurs ; unique dans les souvenirs qu’ils ont laissés, unique dans le chemin que nous avons pu vivre avec eux et grâce à eux.
Une partie de notre être et de notre propre histoire est liée à la personne qui nous a quitté et que nous avons côtoyé plus ou moins longuement. Pour poursuivre notre propre histoire et ne pas rester « coincé » dans le passé, il est important de continuer d’accomplir notre destinée ici sur terre.
Le Christ nous appelle chacun d’entre nous par son prénom, parce que chacun est unique et infiniment précieux ses yeux, chacun a une mission unique à accomplir sur cette terre.
Il nomme aussi chacune et chacun de celles et ceux qui s’en sont allés parce qu’ils restent uniques dans ce qu’ils sont, dans ce qu’ils ont été et dans ce qu’ils nous ont donnés. Il les garde dans son Amour et cette promesse éclaire notre chemin de deuil.
Le Christ nous appelle et nous invite à nous mettre en marche, à poser un pas après l’autre en direction de la Vie, même si ce n’est pas toujours facile, même si nous pourrions avoir tendance à nous enfermer dans notre peine.
Un de ces prochains pas, cela peut être de reconnaître et nommer tout ce que nous avons reçu de la part d’un proche et comment nous voulons l’incarner dans notre propre vie. Une manière de ne pas oublier et de vivre dans la reconnaissance. Une manière d’honorer l’élan de vie et d’amour qui nous habite et qui nous relie tous ensemble, au-delà des frontières du visible et de l’invisible.
Gilbert Gafa, Tu as gravé dans les paumes de ta main
Nous vous invitons maintenant à prendre une belle feuille et à écrire en grand le nom de votre cher défunt, puis à y ajouter 2-3 mots-clefs qui représentent ce qu’il vous a transmis, des valeurs que vous choisissez d’honorer dans votre propre vie (exemple : sens du service, goût pour la bonne cuisine, amour de la nature, etc.)
Vous pouvez aussi aller chercher dans la maison un élément qui représentait cette personne chère et mettre cet élément symbolique à côté de la 1ère bougie.
Toi qui nous invites à faire mémoire, nous venons avec la mémoire de celui/celle qui nous est chère/cher et qui n’est plus et nous te la nommons encore du plus profond de notre cœur ;
Nous venons avec tout ce que nous gardons d’elle/de lui de précieux et que nous choisissons d’incarner dans nos propres vies, en son souvenir (nommer à haute voix les mots-clefs ou les phrases écrites sur la feuille)
Nous croyons qu’elle/il (nommer par son prénom) est aussi précieuse pour toi et que tu la/le gardes à jamais dans ton Amour, toi le Vivant, ami de tous les humains, Christ ressuscité. Amen.
Céliane, Traverser l’épreuve, un pas à la fois
Prière
Jésus le Christ, Fils de Dieu, Sauveur, Prince de la vie, nous te prions,
Nous croyons que tu es notre Avenir,
Tu effaces toute peur
Tu mets en nous une confiance sereine.
Tu fais lever dans nos coeurs un amour tout neuf pour toi.
Fais-nous vivre de ta vie, fais-nous marcher comme des enfants de lumière !
Nous croyons que tu es notre libération,
Tu as pleuré avec ceux qui pleurent,
tu as été ému pour tous les blessés de la vie
tu as regardé le mal et la mort en face,
Viens en aide à tous ceux qui souffrent et peinent !
Apporte ton réconfort ceux qui aspirent à plus de bonheur et de clarté
Nous croyons que tu es notre Lumière,
En ces jours beaucoup sont touchés dans leur confiance,
leur enthousiasme, leur vitalité.
Viens leur donner de te découvrir Vivant !
Que ta paix les habite et que ta lumière les éclaire comme une aube nouvelle !
Garde-nous tous dans ta main et fais de nous des artisans de paix.
Souviens-toi de nous Seigneur dans ton règne et apprends-nous toi-même à prier :
Notre Père
A toi la gloire (version confinée)
« A toi la Gloire »
1. A toi la gloire, O Ressuscité !
A toi la victoire Pour l’éternité !
Brillant de lumière, L’ange est descendu,
Il roule la pierre Du tombeau vaincu.
A toi la gloire, O Ressuscité !
A toi la victoire Pour l’éternité !
2. Vois-le paraître : C’est lui, c’est Jésus
Ton Sauveur, ton maître, Oh! ne doute plus!
Sois dans l’allégresse, Peuple du Seigneur,
Et redis sans cesse : Le Christ est vainqueur!
A toi la gloire, ô Ressuscité !
A toi la victoire pour l’éternité !
sais-tu que tu es l’ami de Dieu ?
Il te précède et t’accompagne.
Dans ta peur, il est une danse.
Dans ton désert, il est espérance.
Dans tes joies, il est sourire.
Dans ton attente, il est le désir.
Dans ta peine, il sèche tes larmes.
Dans ton combat, il te désarme.
Dans tes projets, il est chemin.
Dans tes nuits, il est le matin.
Si vous êtes rassemblés avec quelques proches, pourquoi ne pas prendre maintenant un temps de partage pour évoquer le souvenir de la personne qui s’en est allée, exprimer vos émotions, reconnaître la tristesse, la colère ou simplement le sentiment de paix qui vous habite. Si vous êtes seuls et que la douleur de l’absence de l’être aimé est trop forte, trop lourde à porter, n’hésitez pas à faire appel à un des ministres de la paroisse ou à un paroissien proche, afin que vous ne restiez pas seuls avec votre peine.
Prenez soin de vous et des autres, et n’oubliez pas : nous sommes là pour vous !
Karin Phildius, pasteure
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